Nanoparticules Q & A

La sécurité des nanomatériaux a fait l’objet d’une attention médiatique généralisée après un récent rapport de la Commission royale sur la pollution de l’environnement suhagrasildenafil.com.

Le Daily Mail fait référence aux «nanoparticules toxiques aux propriétés similaires à l’amiante» et dit qu’elles pourraient être très dangereuses. Le titre du Times indique que «la nanotechnologie suscite la peur pour l’avenir» alors que The Guardian nous avertit d’avoir «légèrement peur». La BBC fait état de la nécessité d’une «action réglementaire urgente» sur les matériaux nanométriques utilisés dans l’industrie.

Le rapport de la Commission royale (organisme indépendant qui conseille le gouvernement et le public sur les questions environnementales) n’a trouvé aucune preuve de préjudice, mais il a identifié un manque de connaissances sur les nanomatériaux, leur comportement dans l’environnement et leur risque potentiel pour l’homme. santé. Ils appellent à un programme de recherche dédié pour examiner les risques et comment les gérer à l’avenir. Il est probable que ce sera plusieurs années, peut-être des décennies avant que les problèmes de sécurité entourant les nanomatériaux soient complètement compris.

D’où viennent les nouvelles?

Le rapport de la Commission royale s’intitule «Nouveaux matériaux dans l’environnement: le cas de la nanotechnologie».

Le rapport se concentrait spécifiquement sur les nanomatériaux (définis comme des matériaux compris entre 1 et 100 nm dans au moins une dimension et présentant des propriétés nouvelles). Il y a un million de nanomètres au millimètre, donc les nanomatériaux sont extrêmement petits.

La Commission a examiné les données de plus de 100 organisations sur l’utilisation de la nanotechnologie, organisé un séminaire et revu la littérature scientifique sur la toxicité possible des nanoparticules. En particulier, il a examiné les façons possibles dont ces matériaux pourraient constituer un danger pour les personnes et l’environnement.

Quels sont les nanomatériaux?

La nanotechnologie est utilisée dans de nombreux domaines de la vie moderne. Cela comprend la fabrication de peintures, piles à combustible, piles, additifs pour carburants, catalyseurs, transistors, lasers et éclairage, lubrifiants, circuits intégrés, implants médicaux, agents de purification de l’eau, vitres autonettoyantes, écrans solaires et cosmétiques, explosifs, désinfectants, abrasifs et additifs alimentaires. Le rapport indique que plus de 600 produits contenant des nanomatériaux sont répertoriés dans des bases de données mondiales.

Une raison de s’inquiéter des nanomatériaux est que, comme ils sont si petits, ils peuvent interagir avec l’environnement et le monde vivant de manière inattendue. Les nanomatériaux peuvent se comporter différemment de ce qu’ils font à plus grande échelle et certaines de ces propriétés sont encore émergentes.

Qu’est-ce que les conclusions générales du rapport?

Les chercheurs disent que « les nanomatériaux sont extrêmement diversifiés, présentant une grande variété de propriétés et de fonctionnalités. Dans de nombreux cas, les matériaux utilisés ont des avantages connus ou potentiels et il n’y a pas de raison particulière de soupçonner qu’ils causeront des dommages. Nous considérons donc qu’une interdiction générale ne serait ni pratique ni proportionnée « .

Cependant, des catégories particulières de nanomatériaux ont suscité une inquiétude générale parmi les scientifiques en raison de leur impact potentiel sur la santé humaine et environnementale, y compris le nanosilver, les nanotubes de carbone et les Buckminsterfullerenes (minuscules boules de carbone).

En ce qui concerne la réglementation et la sécurité des nanoparticules, la Commission a identifié trois principaux domaines de préoccupation:

Manque de connaissances sur le comportement de certains nanomatériaux une fois dans l’environnement et sur la façon dont ils peuvent présenter un risque pour la santé humaine.

Qu’un élément ou une substance peut avoir des propriétés significativement différentes dans sa forme de nanoparticules par rapport à celle dans sa forme entière.

Que, à l’avenir, de nouvelles versions de ces nanoparticules pourraient avoir des fonctions et des propriétés légèrement différentes de celles du matériau en vrac d’origine, ce qui serait difficile à réguler efficacement.

Il n’y a pas de système réglementaire spécifique pour les nanomatériaux au Royaume-Uni ou en Europe. Il existe des systèmes contrôlant leur fabrication et leur élimination, tels que REACH (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des substances chimiques). La Commission affirme que les extensions de tels systèmes pourraient réglementer efficacement ces substances.

Que recommande le rapport?

La Commission recommande de nouveaux accords de gouvernance pour les nanotechnologies et affirme qu’un tel arrangement pourrait être appliqué à d’autres domaines du développement technologique.

Leurs recommandations générales sont les suivantes:

Mettre l’accent sur les propriétés et les fonctions de nanomatériaux spécifiques plutôt que de les traiter tous en un seul groupe.

Établissement d’un programme de recherche ciblé pour aider à évaluer et gérer les risques.

Reconnaître les incertitudes dans ce domaine et reconnaître qu’il faudra du temps pour comprendre plus

Comment cela me concerne?

À l’heure actuelle, il n’y a aucune preuve que les nanoparticules causent des dommages et la Commission royale conclut qu’il n’y a pas assez d’information pour porter un jugement sur la sécurité des nanoparticules.

Cependant, ils disent aussi que le manque de preuves sur les effets à long terme des nanoparticules sur les personnes et l’environnement en général est principalement dû au manque de connaissances sur «tant d’aspects de leur sort et de leur toxicologie». La commission dit qu’en raison des changements technologiques rapides, de nouveaux protocoles d’essais toxicologiques et une recherche coordonnée sont nécessaires.

Une longue période de recherche sur les nanomatériaux est à venir, et il faudra un certain temps avant que l’incertitude entourant ce problème puisse être résolue.

Une déclaration de Defra a déclaré:

« Comme pour toute nouvelle science, la sécurité doit être la priorité numéro un. La Commission n’a trouvé aucune preuve de dommages à la santé ou à l’environnement causés par les nanomatériaux, mais le gouvernement reste déterminé à faire des recherches sur leur impact sur la santé et l’environnement. En particulier, les ministres font pression en Europe pour s’assurer qu’une réglementation efficace est en place. Les examens de la législation existante par l’UE et le Royaume-Uni ont conclu que le cadre réglementaire existant peut être modifié pour s’étendre aux nanomatériaux. «